La Fondation Dora soutient Medair, organisation humanitaire suisse (www.medair.org), qui met en place des espaces de jeu et des programmes sportifs pour les enfants vivant dans des camps de personnes déplacées au Yémen ; Le but est de renforcer leur santé mentale et leur bien-être.

Déchiré par les conflits, le Yémen est considéré comme l’un des pays les plus vulnérables du monde, avec une population estimée à 18,2 millions de personnes dépendantes de l’aide humanitaire, dont plus de la moitié sont des enfants, et 4,5 millions de personnes déplacées qui vivent dans des camps de fortune. De nombreux enfants et des femmes enceintes souffrent de malnutrition et les problèmes de santé mentale sont très courants.

Depuis 2021, Medair intervient dans les camps de déplacés d’Al Mesqaffa et d’Othera 2, dans le district sud de Tuban, pour apporter un soutien psychologique aux enfants qui y vivent. Cet appui passe par l’aménagement d’un espace sécurisé et la fourniture de matériel nécessaire pour que ces enfants puissent jouer. Le jeu est en effet reconnu comme une activité qui favorise le développement cognitif des plus jeunes, en particulier ceux souffrant de malnutrition.

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Pour les tout-petits et les moins de six ans, Medair crée et anime des espaces de jeu dans les deux camps indiqués, ainsi que dans un centre de santé de Khod Bihan. De nouveaux tapis d’éveil, des jeux et des ressources favorisant la créativité ont été mis à disposition. Neuf personnes du camp ont été formées à la supervision de ces lieux, dans le double but de soutenir des objectifs d’apprentissage et de faciliter les interactions sociales entre les enfants et les membres de leur famille. 

À ce jour, le projet a rencontré un franc succès. Entre novembre 2023 et Février 2024, les trois espaces de jeu ont accueilli 914 enfants et 356 mères - des chiffres plus élevés qu’attendu, avec deux fois plus de filles que prévu.

En parallèle, Medair élabore un programme d’activités psychosociales destinées aux 7-13 ans, articulées autour du sport. Ce projet contribue à la santé mentale et à la résolution de problèmes couramment rencontrés dans les camps de réfugiés comme la cohésion sociale, l’inclusion et la résilience. Après consultation des enfants et des adultes qui vivent dans les deux camps, Medair entend fournir du matériel et recruter des animateurs afin d’instaurer un programme de longue durée qui profitera aux enfants des générations suivantes.

Fondée en 1989, Medair a pour mission de soulager la souffrance humaine dans les endroits les plus reculés dans certains des pays les plus vulnérables du monde.


La Fondation Dora soutient un projet pilote de l’association genevoise ScopalE (www.scopale.ch), qui vise à prévenir les conflits parentaux lors des séparations, protégeant ainsi les enfants des retombées néfastes des situations conflictuelles.

En effet, ces conflits peuvent avoir des conséquences graves sur la santé et le développement personnel des enfants qui les subissent tandis que le modèle actuel de résolution judiciaire des litiges fait peser un lourd fardeau sur les instances publiques et privées. Conscient de cette difficulté, un groupe pluridisciplinaire regroupant de nombreux professionnels du secteur privé genevois s’est réuni au mois de mars 2020 en vue de créer ScopalE. Son but : intervenir à un stade précoce de la séparation des couples afin d’empêcher l’escalade du conflit.

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La vision portée par ScopalE consiste à promouvoir la collaboration entre parents qui se séparent et entre professionnel-le-s du secteur afin de prévenir les conflits, éviter les batailles juridiques et mieux protéger les enfants. Pour y parvenir, l’association a élaboré des nouvelles ressources applicables dans le canton de Genève. Un atelier de groupe et des consultations interdisciplinaires d’un genre innovant à destination des ex couples ont pour but d’épauler les parents qui se séparent pour les amener à collaborer et trouver un terrain d’entente, plutôt que de passer par la case tribunal. Le but ultime est de bâtir une coparentalité et mettre le bien-être des enfants au centre des priorités. Des formations sont proposées en parallèle aux acteurs des domaines concernés, tels que travailleurs sociaux, médiateurs, intervenants des services de l’État, avocats, experts judiciaires, thérapeutes, enseignants et chercheurs. Elles visent à encourager l’adoption d’une approche pluridisciplinaire, cohérente et collaborative de la situation. 

À l’issue d’une période d’essai réussie au cours de laquelle ces ressources ont été conçues et standardisées, un projet pilote a vu le jour en septembre 2023. Il durera jusqu’en juin 2026. Pendant trois ans, ce programme se propose d’une part, d’apporter une aide à 100 couples du canton de Genève afin qu’ils négocient leur séparation à l’amiable, d’autre part, de former 500 professionnels du secteur. ScopalE pourra ainsi évaluer les retombées du projet, sensibiliser le public à ses objectifs, renforcer les liens avec les institutions publiques et tisser des réseaux avec des initiatives similaires qui existent dans d’autres cantons ou pays.

ScopalE fait partie du Réseau Enfants Genève (REG), qui œuvre à la promotion de la coopération parentale en cas de séparation ou divorce.


La Fondation Dora soutient un nouveau projet de Lumos, www.wearelumos.org. Ce projet qui se déroule en Moldavie, vise à répondre aux besoins de jeunes enfants vulnérables et à prévenir les séparations familiales. 

La Moldavie, l'un des pays les plus pauvres d'Europe, connaît un taux de mortalité infantile élevé et plus de 13 000 enfants risquent d’être séparés de leur famille. Alors que de nombreux parents doivent chercher du travail à l’étranger, des milliers d’enfants vivent dans des familles sans la présence de l’un ou des deux parents. De nombreux enfants vulnérables, par exemple ceux souffrant d'un handicap ou de troubles du développement, n'ont pas accès aux services de soins appropriés en particulier dans les zones rurales. De fait, les familles concernées sont souvent obligées de se séparer de leurs enfants et de les envoyer vivre dans des orphelinats ou des institutions pour qu’ils puissent accéder à de tels soins. 

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En collaboration avec le gouvernement moldave, Lumos va développer et mettre en œuvre des services d'intervention auprès de la petite enfance ; ces centres de haute qualité appelés ECI (pour Early Childhood Intervention), offriront, au niveau national, un soutien approprié aux enfants à risque. Le projet pilote de trois ans testera et affinera un modèle de services communautaires dans deux régions présentant un grand taux de pauvreté et un nombre élevé d'enfants vulnérables. Les besoins individuels des familles détermineront les services qui seront développés, ils pourront inclure des outils d'évaluation, de l'ergothérapie, de l'orthophonie et de la physiothérapie. 

Le projet permettra de créer des centres ECI dans chaque région concernée, favorisera l'inclusion des enfants à risque dans les jardins d'enfants, aidera les parents d'enfants avec un handicap à leur fournir des soins appropriés et formera des professionnels en intervention précoce, en soins de santé primaire et en services sociaux et éducatifs. 

L'impact global du projet est de réduire le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans dans les districts pilotes et d'éviter la séparation des familles pour les jeunes enfants à risque. 

Fondée en 2005, Lumos s'engage à mettre fin au placement des enfants en institution.


Un nouveau Centre de diagnostic et de prise en charge précoces pour enfants sourds de 0 à 6 ans vient d’ouvrir à Lomé, capitale du Togo. Ce Centre effectuera un bilan diagnostic qui permettra d’évaluer le degré de surdité et les possibilités d’appareillage. Cet établissement effectuera également le suivi régulier de l’appareillage effectué et la prise en charge orthophonique nécessaire à l’éducation auditive et à l’apprentissage de la communication orale et gestuelle.

Ce Centre a été conçu et mis en œuvre par une ONG française L’Appel, https://www.lappel.org en partenariat avec l’association togolaise Enfants-Surdité-Avenir. 

Une dizaine de professionnels chargés de faire fonctionner le Centre seront formés, ce nombre sera augmenté au fur et à mesure des besoins.

Chaque enfant fera l’objet d’un projet de soins qui intègrera l’accompagnement familial et le développement d’une communication adaptée. 

La précocité du diagnostic et de la prise en charge permettra à ces enfants sourds d’avoir une meilleure vie familiale et sociale, ils pourront suivre une scolarité adaptée et devenir des adultes socialement autonomes.

La Fondation Dora apporte un soutien financier à ce projet.

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La fondation Soleterre, www.soleterre.org, et l’unité de recherche sur les traumatismes de l’Université Catholique de Milan ont conduit, en commun, une recherche sur 300 jeunes âgés de 11 à 20 ans pour évaluer l’impact de la pandémie Covid sur leur santé mentale. Cette recherche a été menée sur la période allant de mai 2021 à mai 2022.  

Les résultats de cette étude ont été publiés en novembre 2022 dans la revue « Journal of Child & Adolescents Trauma » : Adolescents in the Covid Net: What Impact on their Mental Health?

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Pendant la période du Covid, la fondation Soleterre a apporté un support psychologique à plusieurs centaines d’enfants et d’adolescents ainsi qu’à leurs parents et aux éducateurs qui s’en occupent. La Fondation Dora a soutenu financièrement ce programme.


La Fondation Dora aide l’association Resiliam à faire face au handicap d’un frère ou d’une sœur grâce au lancement d’un nouveau groupe d’entraide pour des fratries de jeunes âgés de 10 à 15 ans.

Vivre avec un frère ou une sœur en situation de handicap peut susciter des questionnements, des inquiétudes et aussi des souffrances, parfois difficiles à mettre en mots. La cellule familiale investit énormément de temps et d’énergie pour l’enfant porteur de handicap, souvent au détriment des frères et des sœurs.

Resiliam a mis en place un groupe d’entraide qui donne la possibilité aux enfants de se rencontrer entre pairs vivant la même situation. Cetespace spécialement conçu pour eux, leur permet d’exprimer et de partager leurs vécus intérieurs, leurs idées, leurs solutions, leurs affects et leurs ressentis par des jeux, des discussions et des ateliers créatifs. Les retours des enfants sont très positifs, notamment le fait d’êtreentourés de pairs qui les comprennent et d’avoir un endroit fait spécialement et seulement pour eux. 

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Ces enfants ont tous des parcours, des questionnements et des relations fraternelles différents, liés aux histoires personnelles et auxhandicaps des frères et sœurs : polyhandicap, déficience intellectuelle, trouble envahissant du développement, trouble du spectre de l’autisme, etc. Les enfants ne s’opposent pas sur leurs différences, mais se retrouvent sur leurs vécus ou leurs ressentis communs, ce qui enrichit leurs échanges. 

La prise en charge de Resiliam se décline en deux modes distincts : le travail en famille et le groupe de pairs :

  • Travail en famille : une première rencontre d’évaluation des besoins et de soutien, suivie d’au moins une seconde rencontre ou plussi nécessaire
  • Groupe de pairs : ce groupe entre enfants permet de partager leurs difficultés ainsi que leurs ressources et de se sentir moinsseuls ; il a lieu une fois par mois et il est animé par 2 psychomotriciennes

Fondée en 2012, l’association Resiliam est une organisation reconnue d’utilité publique par l’Etat de Genève, cette association soutient des enfants et des adolescents devant faire face à une maladie grave, au handicap ou au décès d’un proche. 


Où est passée la joie ? c'est le nom d’un livre qui explique à un enfant, la dépression d’un parent (père ou mère) ; ce livre est maintenant disponible en 
16 versions différentes, chaque version est elle-même disponible en français, allemand, italien et anglais. 

Quand un parent est malade sur la longue durée, c’est toute la famille qui en souffre, en particulier les enfants. Pour aider un enfant à mieux comprendre les troubles psychiques de son papa ou de sa maman, l’association Novacarta a développé une livre sur la dépression, ce livre est maintenant disponible en plusieurs versions répondant à des situations familiales spécifiques. 

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Ce livre offrira aux enfants une meilleure compréhension de la dépression d’un parent et facilitera le retour de l’espoir et de la joie.

Vous pouvez consulter et acheter ce livre sur le site de l’association Novacarta: 
https://novacarta.ch/fr/ou-est-passee-la-joie/

La Fondation Dora a soutenu financièrement l’association Novacarta pour la conception et la production de ce livre.


La Fondation Dora soutient le développement d’un logiciel multiplateforme d’aide à l’écriture pour personnes dysorthographiques et/ou dyslexiques, compatible avec les mesures d’adaptations scolaires en vigueur. A ce jour, il n’existe aucun logiciel d’aide à l’écriture, parfaitement adapté aux élèves dysorthographiques pour l’aide à la rédaction de textes.

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Ce nouvel outil sera composé de différents modules de prédiction de mots spécialement adaptés aux personnes dysorthographiques. Il permettra aux élèves d’être plus autonomes dans leurs écrits, au quotidien, que ce soit en classe, à la maison, en thérapie, ou dans d’autres situations.  Le logiciel permettra d’alléger la charge cognitive de double tâche et permettra, dans certains cas, à des élèves de réintégrer un parcours scolaire classique. 

Il sera distribué gratuitement dans les classes spécialisées des cantons romands. 

Fondé en 1991, l’institut de recherche Icare, basé à Sierre (Suisse) est une association à but non lucratif qui conçoit et crée des logiciels innovants dans différents domaines et dont le but est de favoriser l’innovation technologique.


Posté le 2 décembre 2021

Modèle innovant d’inclusion

La Fondation Dora soutient un nouveau centre socio-éducatif développé par Krembo Wings. Ce centre, situé en Israël, offrira un modèle innovant pour mettre en place des bonnes pratiques en matière d’éducation inclusive. Le centre offrira diverses activités de formation ainsi que des conférences afin de donner aux professionnels des outils d’inclusion pour améliorer leurs programmes éducatifs et leurs activités scolaires et professionnelles. 

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L’objectif de ce nouveau centre est d’assister les éducateurs à développer leurs compétences en matière d’inclusion scolaire au bénéfice des enfants qu’ils soient handicapés ou non. Grace à cette amélioration des compétences éducatives, les enfants handicapés pourront se sentir plus aptes, prêts à s’épanouir socialement et s’impliquer davantage dans leur quotidien scolaire. Dans le même temps, les enfants non handicapés apprendront la tolérance et comment devenir eux-mêmes un soutien pour aider leurs camarades ayant des besoins particuliers. 

Les formations s’adresseront au personnel enseignant des écoles et des jardins d’enfants, aux conseillers éducatifs, aux personnes travaillant dans les centres communautaires, les départements de la jeunesse et de l’éducations, et aussi aux parents. Les résultats de ces formations seront partagés avec le monde académique.  

Krembo Wings est un mouvement de jeunesse israélien qui aide des enfants et des jeunes ayant un besoin particulier. 


Posté le 10 juin 2021

Sortie de prison

La Fondation Dora soutient financièrement le programme « Hope beyond Bars » qui se déroule au Salavador. « Hope beyond Bars » est la phase III d’un programme plus large qui aide les mères et leurs enfants vivant en prison. L’ensemble du projet est dirigé par l’organisation Plan International.

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Au Salvador, une mère incarcérée garde son enfant avec elle jusqu’à l’âge de cinq ans, au-delà l’enfant doit quitter la prison et donc quitter sa mère.

Les phases I & II du projet ont permis de fournir aux mères incarcérées la formation dont elles avaient besoin pour être plus attentives au développement de leur enfant.

La phase III du projet a pour but d’assurer la meilleure réintégration possible de ces jeunes enfants quand ils quittent la prison. Une procédure dite « Transition Route » a été développée par des psychologues de différentes institutions. Cette procédure, dès lors qu’elle est officiellement reconnue, facilitera la réinsertion de ces enfants dans des familles d’accueil ou dans des établissements spécialisés.